Ecole d’Eté ‘Informathiques’ 2015

Published July 14, 2015

Du 22 juin au 3 juillet ont eu lieu à Long Hanborough, près d’Oxford, les deux sessions de la première Ecole d’Eté ‘Informathiques’—Wolfram Language Summer School.

Résultat d’un partenariat entre les Académies de Créteil, Nice et Versailles, le Centre de Recherche Méditerranée de INRIA et Wolfram Research, cette école a accueilli plus de 30 stagiaires dont trois professeurs et des lycéens de 2nde, 1ère et Terminale en provenance des trois académies partenaires, ainsi que du Lycée d’Altitude de Briançon.

Les étudiants de l'Ecole d'Eté 'Informathiques' 2015

Les élèves étaient parmi les meilleurs candidats de l’édition 2015 des Olympiades académiques de mathématiques et les élèves de Briançon avaient participé depuis plusieurs années à l’atelier MATh.en.JEANS.

Dès leur arrivée le lundi dans les locaux du siège social de Wolfram Research—qui avait mis son dernier étage à la disposition de l’école—les stagiaires ont découvert la richesse et la diversité des possibilités d’un environnement de calcul scientifique comme Mathematica. Ils ont eu des séances de travaux pratiques le mardi toute la journée pour s’initier et se familiariser à cet outil, en apprendre le fonctionnement et la syntaxe de base, comprendre comment le programmer et savoir en utiliser la documentation.

Le reste du stage était consacré à la mise en oeuvre d’une démarche scientifique complète sur des thèmes choisis dans le domaine des mathématiques et des sciences du numérique. Cette partie a été réalisée en groupes de 2 ou 3 avec un encadrement permanent.

L'apprentissage des élèves à l'Ecole d'Eté 'Informathiques'

Dans le domaine des mathématiques, il leur était proposé d’appréhender des notions nouvelles, de les comprendre en expérimentant, puis de les illustrer en produisant une ressource pédagogique. Des travaux intéressants ont ainsi été réalisés sur les courbes paramétriques dans le plan ou sur les structures géométriques fractales.

En informatique, il s’agissait de découvrir des algorithmes et de les comprendre en les implémentant et de les faire fonctionner sur des exemples applicatifs. Certains groupes se sont attaqués aux méthodes classiques de filtrage et de parcours d’arbre de recherche de la programmation par contraintes avec pour application la résolution de grilles de sudoku, d’autres ont travaillé sur l’encodage/décodage de texte ou les méthodes de stéganographie qui permettent de cacher une image dans une autre.

D’autres se sont essayés à l’implémentation de jeux de plateaux classiques comme Puissance 4, l’Awalé, le jeu de Hex (comptant John Nash parmi ses inventeurs) , avec comme objectifs successifs, la gestion du jeu par la machine puis l’automatisation, et enfin la découverte et la mise en oeuvre de stratégies.

Un dernier groupe enfin s’est attaqué à la résolution de challenges mathématiques proposés sur le site Project Euler, et a réussi à en résoudre plus d’une quinzaine dans des domaines variés.

Au cours de leur stage, les élèves ont aussi assisté à des présentations techniques réalisées par des développeurs de Wolfram exposant la nature de leur travail quotidien et les projets auxquels ils consacrent leur temps. Ils ont notamment partagé une expérience de Computer-Based Maths (CBM) avec Alec Titterton, et découvert les travaux d’Anthony Zupnik en ‘Cloud Computing’ et en ‘Machine learning’. Gerli Jõgeva leur a présenté comment les modules CBM sont fabriqués, et Abdul Dakkak leur a parlé des technologies autour du traitement d’images.

En fin de journée, le stage laissait la place à des activités de loisirs et culturelles. Nous nous sommes rendus plusieurs fois à Oxford où nous avons visité le Oxford University Museum of Natural History, le Museum of the History of Science et le Pitt Rivers Museum, présentant des collections d’archéologie et d’anthropologie. Nous avons aussi visité la petite ville historique de Woodstock et le parc attenant de Blenheim Palace, l’ancienne résidence de Winston Churchill. Nous avons aussi testé le “punting” sur la Cherwell River, une promenade traditionnelle en bateau à fond plat que l’on dirige à l’aide d’une perche qui prend appui sur le fond du canal.

Les étudiants avec leurs certificats

Tout au long du stage, l’enthousiasme et la bonne humeur ont été de mise chez les jeunes et les professeurs accompagnants. Les premiers retours évoquent une “super expérience”, un stage “passionnant”, un séjour “trop court”, etc. et sont très positifs autant sur la partie éducative et scientifique que sur l’ambiance chaleureuse du groupe et la gentillesse des familles d’accueil.

C’est donc un excellent bilan que nous tirons des deux sessions de cette école, qui nous encourage à vouloir renouveler cette expérience pour les années à venir.


Le blog original écrit par Richard Asher et Yves Papegay.